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La Légion a débarqué à Guérande

Pas de panique, ce n’est qu’un camion de recrutement de la Légion étrangère ayant sillonné la Bretagne toute la semaine, qui s’est posé devant les remparts. Objectifs : se rapprocher du public pour « dédramatiser » la réputation de ce corps d’armée, et recruter.

L’adjudant Anto Vidovic, 18 ans de carrière sous le képi blanc est en mission de recrutement :  « La légion véhicule une certaine image, d’où ma présence sur le terrain pour dire, notamment, que les conditions d’engagement ont évolué ».
 

Un premier contrat de cinq ans

La Légion recrute une centaine de civils chaque année en Bretagne et Pays de la Loire* et le passage du camion facilite la signature des contrats ; même si le premier engagement est de cinq ans d’une vie très militaire et très stricte.
Contrairement à ce que l’on croit souvent, la Légion n’intègre pas (plus) que des étrangers, comme ce fut le cas lors de la création de cette troupe en mars 1831 par Louis-Philippe pour « intercéder » en Algérie.
On peut donc s’engager à partir de 17 ans et demi (avec une autorisation parentale) et jusqu’à 40 ans. Faut-il encore être en bonne forme physique, « Il faut être apte à servir en tout lieu ».
Et, puis ne pas avoir eu trop maille à partir avec la justice. « Ça doit être réglé avant de venir nous voir, il faut payer sa dette à la société ». Par contre sont exclues les personnes condamnées pour crimes de sang, violence à main armée, crime ou délit sexuel et trafic de drogues.
Ce n’est plus cette image d’Épinal, le choix entre la prison ou la Légion étrangère ? « Oui, c’était parfois le cas autrefois et comme au cinéma avec Jean-Claude Van Damme »* (rires).


« Ce qu’il faut, c’est être volontaire». « Aucun diplôme n’est exigé, nous engageons des combattants que nous formons nous-mêmes. Évidemment, si la personne a des diplômes, elle sera utilisée dans les différentes spécialités de la Légion ». Pour la région Bretagne, les premiers tests de sélection se font à Nantes, ensuite à Paris, puis à Aubagne.
Si les conditions d’engagement se sont un peu assouplies, le nouveau légionnaire va vivre une vie de spartiate. « Il est célibataire, nourri, logé, blanchi à la caserne, pas le droit de se marier, pas le droit d’habiter à l’extérieur ni d’acheter une voiture ». Ça calme. Néanmoins, le passage du véhicule permet, entre autres, de trouver assez facilement le personnel nécessaire aux actions menées aux quatre coins du monde, comme à Mayotte, en Guyane ou dans les Émirats Arabes.

« Les premières années passent assez vite », rassure l’adjudant Anto Vidovic, qui lui, n’a plus qu’un an à faire.
Les quatre mois d’instruction de base se passent à Castelnaudary, puis le bleu sera affecté dans un régiment de forces de la Légion. Le choix dépend des résultats de l’instruction et des places disponibles. Il suivra ensuite d’autres stages propres à son régiment (para, cavalerie, infanterie, génie) puis rejoindra une compagnie. Solde de départ : 1 200 euros, plus les primes de terrain.
À quand des femmes légionnaires ? : « Pas encore, ce n’est pas à l’ordre du jour ; les spécificités des missions de la Légion, qui est une force combattante plus que logistique font que c’est comme ça ».

* La légion recrute 1 000 hommes par an, il y a eu 10 000 candidatures en 2009, moyenne d’âge 23 ans, 80 % d’étrangers, actuellement à dominante slave et balkanique (38 %).
La Légion compte dans ses rangs 146 nationalités. En 2010, les candidats provenaient de 70 pays différents, même de Chine ou d’Amérique latine. La langue utilisée partout est le français.
Parmi les emblèmes de la Légion, le képi blanc officialisé en 1939 et le béret vert dont l’usage fut généralisé après la guerre d’Algérie.

** Van Damme est l’acteur principal du film Légionnaire.


Pratique :
Légion étrangère à Nantes
02 28 24 20 70
pile.nantes@terre-net.defense.gouv.fr
http://www.legion.recrute.com


 

Auteur : JRC | 01/09/2012 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 30 septembre 2012 à 16h13 par castelnot, Mirande
Bonjour: étant moi même ancien légionnaire je n'ai eu que des bons souvenirs même si parfois la vie à la caserne était difficile. j'ai revu quel ques camarade, et j'espère en voir d'autres. Et encore merci Castelnot..

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