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L’hôtellerie guérandaise se met en mode Développement durable

Ouvert depuis le 22 juin, le nouvel hôtel Eco’nuit, situé à Bréhadour, a fait le plein pour sa première saison. S’il séduit par sa politique tarifaire, le nouvel établissement, bâti par une petite boîte créative et dynamique, fait figure de précurseur dans cette catégorie en termes de construction écologique, de design et de confort. Une réussite qui suscite l’intérêt des grandes chaînes.
Gaëlle Jacques, directrice commerciale de GHP Hôtels
Gaëlle Jacques, directrice commerciale de GHP Hôtels

Ces 70 chambres supplémentaires construites sur la nouvelle zone de Bréhadour sont les bienvenues dans une cité guérandaise sensiblement limitée en capacité hôtelière (40 chambres seulement !). Qui plus est, quand elles sont proposées à partir de 39 euros la nuit et jusqu’à 69 euros au plus fort de la saison, c’est encore mieux. Enfin, quand le même établissement prend le pari de la construction et des aménagements extérieurs et intérieurs « presqu’à 100 % écologiques », allié à un design novateur, frais et confortable, cela suscite plus que de la curiosité.
A l’origine du concept Eco’nuit, appelé à se développer prochainement sur les communes de Saint-Brévin et Nantes, le groupe GHP Hôtels qui exploite déjà l’Hôtel de la Cité à Guérande, l’Hôtel de la Plage à Saint-Marc et le Best Western and Spa à La Baule. L’entreprise a été créée en 2007, à Guérande, par le directeur de l’établissement, Grégory Portner, dont l’épouse, Gaëlle Jacques est directrice commerciale, ainsi que par Claude et Jean-Pierre Guéno. « On voulait investir dans un hôtel économique, mais on voulait également souligner la partie écologique. Nous n’avons pas trouvé d’enseignes qui nous correspondaient. Alors, on s’est inspiré de l’hôtellerie économique et nous avons ajouté nos aspirations écologiques. Nous avons été très bien reçus à Guérande », ajoute Gaëlle Jacques.
 

« Pas un hôtel en bois ! »

Ceux qui associent construction écologique à bâtiment en bois en sont pour leur frais. La directrice commerciale en sourit : « C’est que plusieurs clients s’attendaient à ça. En fait, le bois c’est beaucoup moins écologique et économique que les matériaux que nous avons employés. Ici, il n’y a pas de déperdition de place et d’espace. On constate la différence sur l’emploi de la climatisation ou du chauffage, bien moindre dans cet hôtel ». Et comme si ce n’était pas assez compliqué, l’architecte Pornichétain, Joël Gimbert, et le designer nantais, Jean-Marie Guéno, ont dû composer avec les exigences des Bâtiments de France, très pointilleux lorsque l’on se trouve à proximité d’un patrimoine remarquable. Une des conséquences : il a fallu construire deux bâtiments.
Le cahier des charges était donc bien rempli : faire beau, bien, mais aussi raisonnable et raisonné, avec des blocs de bétons cellulaires, tout en pensant déjà à la déconstruction ! Et oui, du béton. Mélange expansé de chaux, de ciment blanc et de poussière d’alumine, il est dit « perspirant ». Autrement dit, c’est un régulateur d’hygrométrie hors pair qui assure un confort thermique, été comme hiver, évite les ponts thermiques et limite le recours au chauffage. Panneaux photovoltaïques et récupérateurs d’eau complètent les éléments extérieurs. A l’intérieur, la philosophie est la même, mais on est loin des clichés des hôtels bas de gamme : peintures minérales, placage en noyer, revêtements de sol recyclés, décoration épurée et fraîche avec des couleurs tendances et modernes, sans oublié la télévision écran plat à LED. Dans la chambre, il y a même un tableau qui explique toutes les caractéristiques de l’hôtel ! Chaque composé répond à un cahier des charges très précis et rigoureux, avec la constance du meilleur équilibre entre écologie et économie : chauffage électrique radiant, boîtiers électriques économiseurs, robinetterie thermostatique avec mousseur, produits de douche bio, blanchisserie et produits d’entretien biodégradable.
Tout devrait être 100 % naturel, mais ce n’est pas encore possible. Gaëlle Jacques a un exemple bien précis : « La literie n’est pas bio ! Nous avons essayé plusieurs matelas, mais ils n’étaient pas vraiment confortables, et c’est quand même essentiel lorsque l’on vient dormir à l’hôtel. On ne trouve pas encore toit ce que l’on veut, mais avec le temps, les fournisseurs nous proposerons plus de produits ». Même sentiment de nouveauté chez des clients peu habitués au concept : « Ils ont un peu de mal à nous situer par rapport aux grandes chaînes et nous demandent des informations pour ailleurs ».
Néanmoins, cela pourrait changer. Car le succès est déjà au rendez-vous et Eco’nuit a fait parler de ses performances chez les autres professionnels. GHP Hôtels va développer le projet, mais l’entreprise ne ferme pas la porte aux chaînes intéressées. « Nous sommes une PME. On n’a pas les moyens des grandes chaînes comme les centrales de réservations. On doit en faire plus pour se faire connaître et pour que notre modèle économique soit viable. Certaines nous ont sollicitées, et pourquoi développer une franchise ? On y pense », confie Gaëlle Jacques.

Eco’nuit en chiffres

-    Un coût de construction de 3,2 millions d’euros
-    Pour la rentabilité, le surcoût d’investissement lié à sa spécificité écologique est de 18 % et sera amorti au bout de 7 ans
-    Nombre d’emplois créés en 2011 : 6 emplois directs et 4 indirects
-    57 chambres standards de 14 m2
-    13 chambres familiales de 18 m2
-    Une salle de séminaire entièrement équipée de 72 m2
-    Chiffre d’affaires du groupe GHP Hôtel en 2010 : 2,15 millions d’euros (18 000 nuitées et 21 salariés)

Auteur : YD | 08/09/2011 | 0 commentaire
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