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Charlie : La Presqu'île fait rempart contre l'horreur

Ce matin plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées à Guérande, venues de toutes les communes environnantes pour rendre hommage aux victimes des derniers jours.

À 11 h 00 une marche silencieuse, partie de la place de la mairie a fait le tour des remparts. Les participants étaient très nombreux, plus de trois mille, peut-être quatre mille, venus de Guérande et des communes de Cap Atlantique. « On préfère se retrouver ici, ensemble, plutôt que chacun dans sa commune, c'est mieux qu'on soit nombreux. »
Remarque partagée par plusieurs maires de Cap Atlantique, presque tous présents ou représentés par leurs adjoints.
Chacun reconnaissait comme aux enterrements, des « voisins » venus de Saint-André-des-Eaux, Saint-Lyphard,la Turballe, d'Herbignac, Piriac, Assérac, Batz, Mesquer...
Pour André « les remparts, ça a du sens, on s'y appuie, c'est solide, ça nous rassure », Marie-Annick est « venue protester contre l'horreur et pour le respect ». Le cortège était fermé par un joueur de cornemuse, une initiative privée. Des familles entières s'étaient déplacées, avec des pancartes « je suis Charlie », ou des crayons levés.

Au retour, un grand moment de silence a été suivi par une Marseillaise montée de la foule. L'hymne national n'était pas flamboyant ce matin, voilé, comme en sourdine au pied des drapeaux en berne.
Les applaudissements qui ont suivi ont été terminés par un ban.
« Je suis là pour dire aussi que je ne veux pas d'amalgames maintenant, je suis venue pour la liberté » dit Marie-Claude très émue après qu'un homme a mis en garde contre les idées «de sang impur».
« Pourquoi il y a des gendarmes ? » demande un petit garçon dans le cortège. « Pour s'il arrivait quelque chose, pour nous protéger», répond sa maman. L'enfant n'a pas bien compris, «arriver quoi ? ».

Les gendarmes assuraient, comme d'habitude, la sécurité du défilé, « on est là, avec nos collègues et avec nos chefs, on fait notre travail. Des gens nous ont dit merci ». Ils ont perdu des collègues, et les médias insistent plus sur la mort des dessinateurs célèbres, le sentent-ils comme une injustice ? La communication, la médiatisation... ce « n'est pas notre affaire » conclut l'adjudant-chef avant d'aller faire rouvrir les voies à la circulation.





 

Auteur : LY | 10/01/2015 | 0 commentaire
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