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Un budget primitif 2012 voté sans surprise

Pas de grand suspens au moment de voter le budget primitif 2012 lors du Conseil municipal qui s’est tenu lundi soir. La majorité a approuvé un budget « qui ne reflète pas une politique de petit bras », et l’opposition l’a rejeté dénonçant une « stagnation voire une régression ». Néanmoins, grâce à des recettes fiscales en hausse et des dépenses de fonctionnement bien maîtrisées, Guérande est à l’abri des lendemains de fêtes qui déchantent.

Particulièrement en verve, comme l’ensemble des élus de la majorité et de l’opposition qui ont débattu dans une ambiance assez détendue, Christophe Priou a lâché quelques bonnes formules et vieux proverbes pour illustrer le contexte de ce budget communal 2012. « Comparaison n’est pas raison », a-t-il ainsi dit au moment d’évoquer « les deux locomotives » de Cap Atlantique que sont La Baule et Guérande. En effet, lors des vœux d’Yves Métaireau, le maire de Guérande a pu constater le gouffre financier qui sépare les deux voisines, similaire dans leur perspective démographique. « Il a indiqué que le budget de La Baule serait de 70 millions d’euros et que sa commune peut se désendetter en à peine quatre mois ! C’est inimaginable à Guérande ».
Le budget de la cité médiévale s’établit à 29 millions d’euros, un total qui s’est vu soulagé de l’acquisition du Petit Séminaire pour 3,8 millions d’euros (voir : http://www.guerande-infos.net/rebondissement-et-bon-coup-dans-l-acquisition-du-petit-seminaire-23-43-583.html). Il s’équilibre en dépenses et en recettes à 20 017 940 euros en fonctionnement (19 823 000 euros en 2011), et 8 924 214 euros en investissement. Avant de présenter le budget et de revenir brièvement sur les programmes par délégations, Thierry de Lorgeril, adjoint aux finances et au développement économique, a rappelé les bases sur lesquelles les comptes ont été établis : une augmentation des bases foncières de 1,8%, une inflation de 1,7%, le gel des dotations de l’Etat, et le nouveau recensement de la population (16214).

Ça fonctionne bien

En maintenant les charges de personnel en dessous des 50% (48 % précisément), la maîtrise des dépenses de fonctionnement est indéniable. D’autres économies ont été réalisées, notamment grâce à la mutualisation des Technologies de l’Information et Communication avec La Baule et Cap Atlantique. Un gain de 230 000 euros qui représente 13 euros par habitants. En conséquence, la section pour virer près d’un million d’euros à la section d’investissement, et 1 187 838 euros sont consacrés à la dotation aux amortissements. À noter également le montant des subventions et participations pour un total de 4 971 076 euros.
Les recettes de fonctionnement sont également en croissance grâce aux produits des impôts et taxes en sensible augmentation avec 13 731 300 euros. Ceux-ci passent de 525 euros par habitant en 2011, à 552 euros en 2012. Pourtant, pour la quatrième année consécutive, la commune a décidé de ne pas augmenter ses taux, contrairement à ceux fixés par l’État. Démographie en hausse et vitalité des entreprises et valeur locative relativement faible par rapport aux communes de même importance, viennent donc justifier ces recettes supplémentaires.

Ça investit toujours

Avec 8 924 214 millions d’euros d’investissements, la commune de Guérande semble garder le cap. Une politique que Christophe Priou veut volontariste et optimiste : « il y a des communes qui réduisent de façon drastique leurs investissements, mais derrière, ce sont des entreprises qui vont souffrir. Notre commune fait avec les moyens du bord, mais la situation reste correcte. C’est un budget qui est loin d’être en récession. Dans la conjoncture actuelle, on ne s’en sort pas si mal. La population doit également le ressentir de cette manière ».
 Aussi, les dépenses d’équipements représentent 315 euros par habitant, ce qui est dans la moyenne nationale en ce domaine. Par contre, la Dotation Global de Fonctionnement est de 171 euros par habitant, ce qui est bien en de ça de la moyenne nationale (250 euros par habitant).
La plupart des travaux et des chantiers à venir ont été présentés avec le Plan Global de développement de Guérande : ZAC Maison Neuve, étier du Pouliguen, étang de Sandun, Plan lumière, aménagement de la rue Vannetaise, gendarmerie et Centre de Secours Incendie, extension du Centre Technique Municipal, Plan de déplacement, Îlot du Petit Séminaire.

La Gauche bonne joueuse

« Vous pourriez peut-être cette fois adopter le budget 2012 », avait lancé Christophe Priou avant les débats, et avant que Thierry de Lorgeril ne propose à l’opposition d’au minimum s’abstenir compte tenu du maintien des taux pour la fiscalité locale. « Ce serait une grande première ! Certains dans votre majorité peuvent aussi voter contre », a répondu Danièle Estay avec complicité. Il n’y aura donc pas consensus.
Même si la Gauche guérandaise distribue quelques bons points, Jean-Luc Perrais n’a pas été avare en critique, ce qui lui a valu le sobriquet de « Pisse-vinaigre » par Christophe Priou. Dans une ambiance toujours aussi détendue… « Selon vos propres termes, c’est un budget prudentiel. Mais c’est en fait un budget de stagnation, voire de régression. C’est dans la droite ligne de ce que fait l’État. Aussi, nous avons peu de possibilités d’économies à cause de l’augmentation du coût de l’énergie. Vous dites que l’imposition n’augmente pas, mais vous tablez sur des recettes supplémentaires grâce à la hausse des bases de l’État. Il y a 25% de moins d’investissements, la décroissance est en marche. D’ailleurs, je remarque que vous avez enlevé la formule " investissements soutenus" dans votre présentation. Enfin, je note que rien n’est provisionné pour d’éventuelles pénalités pour les logements sociaux », indique le conseiller d’opposition.
En effet, grâce aux différents programmes immobiliers, la municipalité espère échapper cette année à l’amende de la Préfecture. Stéphanie Phan Thanh, première adjointe au maire, a néanmoins ajouté qu’il serait difficile de rattraper le retard compte tenu que le calcul est effectué sur le total des résidences principales. L’objectif fixé par la loi est un ratio de 20%. Pour sa part, Danièle Estay salue les efforts de la municipalité et rappelle que « l’héritage des précédents municipes en terme de logements sociaux n’était pas facile à prendre ».

En réponse aux reproches de l’opposition, Thierry de Lorgeril s’est notamment félicité du taux de réalisations des investissements budgétés qui s’élève à 92%. « C’est tout à fait exceptionnel ! Quelle autre commune peut se targuer d’un tel taux de réalisations ? », défie-t-il. Il conclut : « La dynamique des bases résulte d’un contexte qui est issu de ce que nous avons su bien faire, ainsi que nos prédécesseurs. C’est aussi grâce à l’extension et l’implantation d’entreprises. On est à 120% de l’investissement du municipe précédent, je n’appelle pas ça de la récession. Mais c’est vrai que nous avions programmé, en début de mandat, une diminution des investissements pour les deux dernières années, vous voyez bien que ce n’est pas le cas ».

Auteur : YD | 18/01/2012 | 0 commentaire
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