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La Ville se met à l'Éco-pâturage

Jeudi matin, élus et responsables des services techniques de la ville se retrouvaient pour une curieuse réunion en plein air. En effet, Jean-Baptiste Hérissé, de la société Bretagne écureuil, procédait à un lâcher de moutons dans l'ex-enceinte de « Moissons nouvelles », clôturée pour l'occasion. Cinq brebis et un bélier, dans un premier temps - car le temps est très sec - ont rejoint leur nouveau pâturage. Il faut compter 7 moutons à l'hectare, et ils seront donc 10 au final, sur cet hectare et demi de terrain.
Tandis que la première brebis se laissait câliner, Jean-Baptiste Hérissé, élagueur de métier, expliquait les caractéristiques de cette race qui a failli disparaître. « Il faut 10 mois pour produire 20 kg de viande avec un mouton des landes de Bretagne, alors qu'il faut 6 mois pour d'autres. C'est donc une race locale qui s'était perdue. Pourtant elle présente un intérêt car ce mouton est très rustique, les agnelages se passent sans problème et ne nécessitent pas une surveillance constante, ils ne sont pas malades, on n'est pas obligé de « faire les pieds », ils ont des sabots un peu spéciaux qui tombent seuls. ». 
«  L'objectif de la ville, puisqu'il y a des surfaces importantes à entretenir, c'est d'économiser le personnel et l'utilisation mécanique. Il y a également un aspect environnemental fort et la possibilité de participer à la préservation de l'espèce » expliquait Sylvain Michelet, directeur des services techniques de la Ville, qui a opté pour une tonte naturelle des espaces verts, appelée éco-pâturage.
Et en plus, gageons que ça attendrira les promeneurs du sentier aménagé dans le quartier.

Jean-Baptiste Herissé produit du cidre en plus de son métier d'élagueur. Il broyait l'herbe sous les pommiers et un jour a préféré utiliser les moutons. Il est entré dans l'association, qui s'était créée en 1996 afin de préserver la race du mouton des landes de Bretagne. Peu à peu, il s'est aperçu que particuliers et communes s'intéressaient à ce moyen non mécanique d'entretenir de grands espaces herbus. Il loue donc ses moutons, en fonction des besoins et garde les brebis qui naissent, pour augmenter son cheptel. « En septembre on met un bélier avec les brebis, les petits naissent 5 mois après, lorsque l'herbe commence à pousser. Il faut jouer sur la densité pour que l'herbe suffise. De septembre octobre à mars avril, il n'y a pas besoin d'eau, la rosée et la pluie suffisent. En mai, c'est la tonte, sauf pour les moutons de l'année. Puis le bélier est enlevé du troupeau. Sinon, on aurait des petits toute l'année ou à des périodes où il n'y a pas assez d'herbe. ». Selon lui, la viande est d'une qualité supérieure. L'éleveur, qui vit dans la région de Saint-Dolay, a d'autres projets dans les boucles de ses brebis : la valorisation de la laine pour l'isolation et un projet avec Natura 2000, autour des marais salants de Guérande.

Auteur : "plume" | 30/07/2010 | 0 commentaire
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