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La Porte Saint-Michel se met au bleu et jaune

Des pièces de l’âge d’or de la faïence (XVIIe et XVIIIe) sont exposées au Musée du Pays de Guérande, Porte Saint-Michel, jusqu’au 1er octobre.

La faïence, on aime ou on n'aime pas. Le Musée du Pays de Guérande (Porte Saint-Michel) va plus loin en alliant à des pièces de collection treize panneaux explicatifs. L’histoire de Guérande avec la faïence commence tôt, dès l’implantation des premiers ateliers en France. Dans deux salles, environ 70 pièces (plats, bénitiers, statues …) des XVIIe et XVIIIe siècles sont à découvrir. Elles proviennent essentiellement des ateliers de Nevers et de Rouen. Pour l’exposition, la majorité des pièces sont stannifères à grand feu (le décor y est posé après une précuisson avant d’être recuit) avec des décors dits a compendiario. Déjà plus de 2 060 personnes sont venues admirer les faïences.

Qu’est ce que la faïence ?

Il s’agit d’une des plus anciennes techniques utilisées en céramique. Elle est créée à partir de terre cuite à base d'argile, recouverte d'une glaçure dite stannifère. Elle masque totalement la pâte et lui donne un aspect blanc et brillant.
Il existe deux types de faïences : la stannifère et la faïence fine. La première signifie que la pâte ocre de la terre cuite a été recouverte d'un émail blanc à base d'étain. La seconde est une technique d'origine anglaise. C’est une faïence à pâte blanche, le décor est posé après que la pièce a été précuite. Il est ensuite recouvert d'un vernis cristallin plombifère. Ainsi la pâte déjà blanche de la faïence n’est pas masquée.

Décors et motifs

Le décor a compendiario (d’origine italienne, bien entendu) est très sommaire : il sert à mettre en valeur l'émail blanc sur lequel il est peint. La décoration se compose de petites figures simples et récurrentes caractérisées par une facture. Les couleurs utilisées dans ce style sont très limitées : un bleu et deux jaunes.
Les motifs sont, comme dit plus haut, très semblables. Ils tournent autour de plusieurs principaux thèmes : les fleurs (avec des variations sur les feuilles et les pétales), les personnages (essentiellement des bergers ou des paysans dans des paysages bucoliques dans ce cas, il arrive souvent que l’artiste ait pris des libertés par rapport à la réalité dans son dessin) et la religion (croix, saints ou encore des angelots, spécialement sur les bénitiers).

Idée reçue et mystère marial

Une partie de l’exposition est dédiée aux Vierges d’accouchées. Ce sont des statues en faïence de style a compendiario mesurant entre 20 et 50 cm. Elles sont très en vogue aux XVIIIe et XIXe, surtout en Bretagne, région dévote s’il en faut. Elles ont été en majorité produites dans les ateliers de Nantes, Nevers, Rennes et Quimper. Comme l’indique son nom, la statuette servait avant tout pendant les accouchements, mais il semblerait aussi qu’elle était un objet de culte, pour la préservation des cultures par exemple.
L’idée reçue qui est mise à mal sur les panneaux de l’exposition est la présence d’un atelier de faïences au Croisic. Nous n’en dirons pas plus, mais il semblerait que tout espoir que ce soit vrai est définitivement brisé.


Pratique :
Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10 heures à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19 heures Accès inclus dans le prix de la visite des remparts (4 € et gratuit pour les moins de 6 ans).
 

Auteur : AP | 22/04/2012 | 0 commentaire
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