Le président de la F.P.E a fait parvenir à la rédaction de Media-Web un communiqué dans lequel l’association explicite ses arguments contre le projet d’épandage des boues d’épuration sur la commune voisine de Saint-Lyphard.
« La FPE et ses vingt associations membres, soucieuses de la qualité des eaux de surface, terminant leurs cycles, via les ruisseaux, rivières et fleuves, en mer, et pour partie dans les nappes phréatiques, alimentant des sites de captage pour l'eau potable, s'opposent aux épandages de boues issues de stations d'épuration sur les terres des bassins versants locaux et notamment sur le territoire de la commune de Saint-Lyphard, sise, qui plus est, au sein du Parc Naturel de Brière.
La seule lecture de l'un des documents (''Évaluations des risques sanitaires des filières d'épandages des boues de stations d'épuration" daté du 4 novembre 2005) composant le dossier soumis à enquête est alarmante. On peut y lire notamment (page 3) à propos des agents pathogènes présents dans ces boues : "il semble que la quantification des risques pathogènes ne soit pas faisable : concrètement cela nécessiterait la réalisation systématique de mesures des boues avant épandages..." et de citer ensuite les potentiels d'expositions des populations : agriculteurs, riverains, promeneurs, potagers, etc.
Dans le même document (nov. 2005) l'expression " en l'état actuel de nos connaissances…" fait réfléchir. Cette phrase figurait déjà dans les dossiers lors des premières enquêtes pour les épandages massifs de déjections animales (lisiers) sur les terres agricoles, on sait ce qu'il en est aujourd'hui en ce qui concerne par exemple les seules marées vertes.
» Plusieurs exemples, sur d'autres sites, ont montré, à terme, les effets néfastes de ces épandages (interdictions de certaines cultures et de la commercialisation de certains végétaux).
» Il est notable, à ce sujet, que le cahier des charges de l'agriculture biologique, interdit les épandages des boues de stations d'épuration sur les terres dédiées à ces cultures. On en comprend les raisons.
» Pour des motifs d'économie à courte vue, l'épandage est la seule solution choisie localement pour le traitement des boues, alors qu'il en existe d'autres, proposées par des entreprises spécialisées et mises en place par des communes respectueuses de leur environnement, pour un développement durable contrôlé.
» Pour notre santé, pour celle de nos enfants et des générations futures, pour l'intégrité et le respect de notre environnement et en application du principe de précaution la FPE demande l'arrêt des épandages des boues de stations d'épuration sur les terres des bassins versants de la Presqu'île guérandaise, l'avenir de secteurs économiques importants pourrait en souffrir (aquaculture et saliculture entre autres). »
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