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La 3e tranche du FISAC pour redynamiser le commerce de proximité

Fonds d’État pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce, le FISAC demande une parfaite synergie entre la ville qui s’engage dans l’opération et les artisans et commerçants concernés. C’est pourquoi Magalie Mary a été chargée d’animer et de coordonner cette troisième et ultime tranche qui porte essentiellement sur la signalétique, l’accessibilité et la rénovation des devantures. Des travaux toujours délicats à entreprendre dans le cadre du périmètre protégé propre à Guérande.

La réalisation du parking du Gesny, la rénovation des halles, l’aménagement de la Place Saint-Aubin, autant de travaux qui ont été effectués lors de deux précédentes tranches du FISAC et que rappelle Anouk Paolozzi, adjointe au maire en charge du commerce, de l’artisanat, du tourisme, de l’information et des TIC. « L’essentiel a été fait sur les aménagements. Désormais, la volonté politique de la commune est d’insister sur l’accessibilité et la visibilité. Aussi, cette troisième tranche concerne au plus près les commerçants et artisans du secteur sauvegardé du centre-ville et des faubourgs, de Saillé et de La Madeleine. Il s’agit de préserver le commerce de proximité et d’aider les professionnels dans leurs projets. La rénovation des vitrines, c’est un peu la cerise sur le gâteau », indique l’élue.

Magalie Mary, animatrice et fédératrice

Anouk Paolozzi et Magalie Mary
Anouk Paolozzi et Magalie Mary

Pour mener à bien cette mission, la ville s’est attaché les services de Magalie Mary. La jeune femme, qui a pour qualité (pour mener sereinement sa tâche) de n’être pas Guérandaise, a pris possession d’un bureau au-dessus de l’Office de tourisme, avec qui elle doit travailler de concert avec la mairie. Depuis septembre, elle doit faire le lien entre les commerçants et les élus. « Je les écoute et je transmets les problématiques qu’ils rencontrent. Bien entendu, les difficultés ne sont pas les mêmes à Saillé et à La Madeleine. Mes premières prises de contact sont bonnes, je suis bien accueillie. En fait, je pense qu’ils sont plutôt contents car ils étaient en attente que la mairie crée un poste qui est entièrement dédié à leur cause », constate Magalie Mary. Du côté de la municipalité, on n’est pas mécontent de voir la dynamique relancée, notamment avec les associations de commerçants. « On souhaite que ça leur donne un regain d’envie de faire des choses, et aussi de faire plus confiance à la municipalité », ajoute Anouk Paolozzi.
Chargée de mission pour animer le FISAC, Magalie Mary va œuvrer auprès des commerçants pour définir une stratégie de communication, aider au montage des dossiers, créer une dynamique entre tous les acteurs. Elle espère qu’ils seront nombreux à saisir l’opportunité de ce fond d’État qui s’adresse tout particulièrement aux petits commerces. La participation du FISAC se porte à 15 % du montant des travaux, 15 % sont également pris en charge par la ville qui a décidé de se hisser au niveau maximum. Une aide certainement très utile car à Guérande toute action sur le bâti est particulière. L’Architecte des Bâtiments de France émet de nombreuses contraintes, et avec le nouveau règlement de publicité, le surcoût sur la facture est sensible.
Pour bénéficier du FISAC, les commerçants et artisans doivent être à jour de leurs obligations fiscales, avoir au moins un an d’activité, réaliser moins de 1 m€ de chiffre d’affaires, s’inscrire dans une démarche de redynamisation du commerce existant, avoir un projet global au-delà d’une simple rénovation de la devanture (sécurité, accessibilité), présenter un devis. Le financement intervient à partir de 5 000 € de travaux et est plafonné à 75 000 €. Le bénéficiaire a un an pour effectuer les rénovations.

Mieux desservir les commerces

Au-delà de ces actions sur les boutiques, la municipalité entend bien poursuivre sa politique d’aménagements et de renouveau des infrastructures. Ce sera le cas pour la signalétique touristique et commerciale, un défaut souvent mis en avant par les visiteurs et les touristes. En effet, ils sont environ un million à venir chaque année à Guérande. Pas facile de se garer, pas facile de s’orienter. Les parkings disposés autour de la ville ne sont pas forcément bien indiqués. Les flux de circulation doivent être mieux gérés, le tout dans un schéma cohérent. La ville devra aussi tenir compte de sa croissance, ce qui ne sera pas sans poser de problèmes.
Les améliorations et rénovations des rues Bizienne et Vannetaise s’inscrivent dans ce cadre. Les travaux débuteront dès janvier 2012 pour la rue Vannetaise. « Nous allons refaire la rue, avec des trottoirs en pavés réguliers. Elle est dans un état vraiment dégradée et peu propice au commerce. C’est d’autant plus important qu’il y a une continuité commerciale vers le Faubourg Sainte-Anne », indique l’adjointe au commerce.

Des commerçants au bord de la crise…

La mise en place de la troisième tranche du FISAC, c’est l’occasion de faire le point sur le petit commerce à Guérande, alors que dans le même temps le député-maire, Christophe Priou, se félicite des résultats obtenus par les grandes enseignes sur la zone de Villejames. Sortis d’un été mi-figue mi-raisin, les commerçants ne sont pas forcément mécontents, mais ils ne cachent pas leur inquiétude. « Dans le contexte national, ce n’est pas simple pour le petit commerce. Heureusement, à Guérande, on a la chance d’avoir un tourisme important pendant la saison et une clientèle régulière tout au long de l’année. Pour la plupart, ça représente la moitié de la clientèle ! On ne se plaint pas par rapport à d’autres villes », note Anouk Paolozzi.
L’élue se félicite également de la diversité de l’offre commerciale en centre-ville car si les marchands de souvenirs sont nombreux, ils ne sont pas les seuls. D’ailleurs, de nombreux artisans, dont les échoppes sont ancestrales, tiennent bons. « C’est un contraste qui reste très attractif et que nous devons préserver », ajoute l’adjointe au commerce et à l’artisanat. Autre aspect porteur de bonnes perspectives : des projets voient le jour comme la prochaine installation d’une épicerie en circuit court avec un groupement de producteurs locaux, très bien adapté au cœur de ville. Dernière satisfaction pour Anouk Paolozzi, la chartre de qualité mise en place en 2005 semble de mieux en mieux respectée, même « s’il reste encore quelques petits trucs à régler ».
Mais pas d’enthousiasme débordant pour les élus et les commerçants : la situation reste précaire et la crise ne connaît pas les remparts. L’occasion de rappeler les professionnels à l’absolu nécessité de trouver de nouvelles dynamiques, des innovations et des synergies.
 

Auteur : YD | 22/11/2011 | 0 commentaire
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