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Haies bocagères : exemple, par les élèves du lycée Olivier Guichard

Cela fait plusieurs semaines que la Ville de Guérande a lancé son programme pour la restauration et l’implantation des haies bocagères. Sensibilisé par ses filières paysagères et agricoles, le Lycée Professionnel Olivier Guichard présentait, jeudi matin, une première plantation effectuée au sein de l’établissement par des élèves. L’occasion pour Christophe Priou d’insister à nouveau sur l’intérêt écologique de ce programme.

C’est en partenariat avec la mairie, la Chambre d’Agriculture et le CPIE, que les lycéens de première, sous le regard attentif des élèves de seconde, ont développé ce projet pédagogique dans l’établissement. Une première qui appellera sans aucun doute d’autres réalisations, en ville cette fois. Jeudi matin, le proviseur, Jean-Claude Faes, les enseignants et les jeunes, accueillaient donc tous les représentants et la presse devant cette nouvelle plantation située à l’entrée du lycée. Une opération bien synchronisée dans le processus de sensibilisation auprès des professionnels, agriculteurs et particuliers.
C’est qu’une haie bocagère, ça ne se plante pas comme ça, au petit bonheur la chance, ou encore en alignant les cyprès nains et les hortensias. Il faut penser à sa composition, son espacement, son utilité pour la faune. En conséquence, le choix des essences doit être bien réfléchi. Ainsi, au lycée Olivier Guichard, un apiculteur est venu conseiller les élèves. Car les abeilles, espèce ô combien menacée par les pesticides et concurrents exotiques, c’est très important pour l’équilibre naturel. Et les abeilles aiment particulièrement butiner les noisetiers, premiers arbustes à polliniser. Un choix judicieux pour la haie, avec d’autres espèces autochtones.
La haie du lycée professionnel, c’est l’exemple à suivre. C’est pourquoi, quatre panneaux d’interprétation ont été installés. Ils fournissent toutes les explications nécessaires. Même le paillage, réalisé par le chaumier Patrice Leray, n’a pas été oublié. Une satisfaction pour Michèle Poupard, l’adjointe en charge du patrimoine, qui participe activement au programme.
Dans la continuité de la protection des marais salants, de la mise en place d’éco-pâturage avec les moutons, de l’installation de ruches, le programme des haires bocagères est indispensable dans l’amélioration de la qualité de vie des habitants de la ville. C’est le cheval de bataille de Christophe Priou et il n’a pas manqué de le rappeler : « Il y a aujourd’hui plus de diversité floristique en ville qu’à la campagne. Notre devoir, c’est de trouver le juste équilibre entre ville et campagne. Il y a beaucoup de pédagogie à faire. Avec la synergie des pouvoirs publics, des associations et de la population, on a des buts communs. On commence par petites touches et les jeunes, comme ici, sont aujourd’hui les plus réceptifs ». À la commune désormais de montrer l’exemple et de relever le défi ! « À quand une belle haie bocagère en centre-ville ? », questionne un membre du CPIE.
D’ailleurs, le dialogue entre les élèves en formation « Aménagement paysager » et le député-maire fut très intéressant. Extrapolant sur leur avenir, Christophe Priou leur a donné deux bons conseils : « Poursuivre les actions en faveur du développement durable et de l’environnement d’une part, bien choisir leur filière et leur futur métier d’autre part ».


 

Auteur : YD | 22/10/2011 | 0 commentaire
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