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Françoise Laborde marraine de Prévention 5/5.

En cette rentrée 2010, la municipalité de Guérande a décidé d’abattre ses cartes dans le jeu de la prévention : « Cela ne sert à rien d’avoir des atouts si on ne les joue pas au bon moment ». C’est par cette phrase que Christophe Priou a débuté son discours de lancement de la campagne 5/5. Les 5 axes de prévention s’étaleront sur 5 semaines du 4 au 29 octobre, les Guérandais toutes générations confondues vont pouvoir explorer le large spectre de la prévention à travers des ateliers, débats ou conférences.

Cette soirée était réservée aux nombreux intervenants, acteurs de la vie sociale et aux associations impliqués aux côtés des services municipaux. Françoise Laborde leur a apporté son soutien dans l’opération par sa présence. Fort à propos à plusieurs titres, la journaliste est membre du CSA dont la mission est de « juguler l’impact sur les enfants des images violentes à la télévision.». Elle a également évoqué la maladie de sa maman qui a fait l’objet de deux ouvrages : « Alzheimer est une maladie épouvantable ».

A l’image des invités, la prévention touche tous les domaines.

Le préfet de région Jean Daubigny a dressé le bilan : « en Loire Atlantique, en prévention routière on n’est pas très bon, l’alcool fait des ravages chez les jeunes et pour les accidents domestiques ce n’est pas mieux. Nous n’aurons pas un pompier ou un gendarme derrière chacun d’entre nous, la prévention c’est une marche en avant vers moins de douleurs et de tristesse. »

Florence Lecoq, procureur de la République à Saint-Nazaire : « la délinquance baisse mais les services de police et de gendarmerie sont loin d’être au chômage, quand un acte criminel est commis c’est déjà un échec pour la société. » 

Stéphane Diagana, ancien champion d’athlétisme, parraine l’enfance, le sport et l’adolescence dans ce programme de prévention. Damien Seguin, médaillé d’or à Athènes et d’argent à Pékin aux Jeux Paralympiques a parlé de l’aspect social et sociabilisant du sport et de sa lutte contre la discrimination liée au handicap. 

Le débat, morceaux choisis :

« Quand on sait que la moitié des aidants familiaux meurent avant le malade, comment prévenir l’épuisement face à la maladie ?» s’interroge la directrice du foyer-logement. 

Françoise Laborde : « on n’aide pas assez les familles dans leur rôle d’accompagnement, une partie des soignants du malade Alzheimer est la famille. Des stages d’apprentissage, des thérapies comportementales seraient très utiles. »

La maman de Doriane victime d’un accident fatal en sortant d’une soirée en 2006 à Guérande : « au cours des ateliers prévus dans les classes nous essaierons de comprendre avec les élèves quelles erreurs ont été commises ce soir-là. »

Robert De Choiseul, président de l’association Prévenir et Réparer : « il faut rappeler que si certaines choses sont interdites c’est parce que cela fait mal à des personnes. »

« Il faut tout un village pour élever un enfant ».

Et à Françoise Laborde de conclure : « les ados je les trouve immatures et en même temps ils sont confrontés à une violence latente qui leur met une pression. Le métier de parent est très difficile de nos jours. Actuellement quand on est parent on est seul face à ses enfants. Au lieu d’être tyrannique à un moment c’est plus facile de dire oui que de dire non. Nous sommes des tuteurs pour nos enfants, ils ont besoin de se confronter à quelque chose et de voir que cela ne bouge pas, il faut avoir cette force d’être un mur, faire preuve de fermeté même si c’est difficile c’est en se cognant à ces murs qu’ils grandissent. »

Auteur : Ch.M. | 27/09/2010 | 0 commentaire
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