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Conseil municipal : Les grands projets de la mairie

Le conseil municipal de Guérande s’est tenu mardi 28 juin pour évoquer les projets du plan global de développement de la ville, les conclusions de l’Atelier Littoral et l’étude du secteur sauvegardé.

Un conseil marathon de plus de 4 h 30, sans vote de l’assemblée, où ont été présentés par des cabinets d’études, les grands axes de réflexion afin de définir l’avenir de la commune.
Conseil important qui a dévoilé les ambitions de l’équipe de Christophe Priou d’ici la fin de son mandat en 2014.
La première présentation a concerné l’étude du secteur sauvegardé, une réflexion pour actualiser des textes datant des années soixante visant à protéger le patrimoine de la ville et en y incluant les nouveaux territoires apparus. Une mise à jour dont le centre des préoccupations reste l’Intra-muros et sa place dans la commune.
L’étude a montré qu’il fallait faire vivre cet espace clos au taux de logements vides important et dont 80 % des commerces sont à destination touristique.
L’on préconise de ne « pas folkloriser le centre-ville », mais d’y maintenir « la vie réelle ». Avec un million de visiteurs par an et 250 000 dans le centre historique, l’enquête a fait ressortir des points négatifs comme un stationnement difficile, l’absence d’un circuit faisant le tour du rempart, le manque de pistes cyclables alentour et la faible présence dans les guides touristiques.
Parmi les points très positifs : la bonne gestion de la sauvegarde du secteur avec une panoplie de lois, déjà en place, réglementant de façon efficace la commune en matière d’urbanisme par exemple.
Trois choix de développement ressortent de cette très complète étude réalisée par le cabinet d’études :
L’option « tout touriste », l’option « ville traditionnelle » avec des actions sur le logement, le stationnement et l’équipement publique ou un mélange des deux, solution retenue par la municipalité.
Christophe Priou a rappelé : « Il s’agit d’un diagnostic, à nous de choisir le bon scénario », alors que dans le banc de l’opposition, on est resté dubitatif : « Nous prenons connaissance seulement aujourd'hui de cette importante étude, difficile d’émettre un avis ».
Et Christophe Priou de rassurer : « Rien n’est porté au vote aujourd’hui, nous verrons tout cela en détail en septembre ».
La seconde présentation a concerné l’Atelier du Littoral à laquelle adhère la commune dans une démarche exploratrice et comparative, elle fait partie de 12 sites français à bénéficier de cette étude volontaire portant sur les territoires économiques.
Elle montre la complexité et les grandes valeurs du terroir entre marais, marais salants, territoires agricoles et zones urbanisées. Elle pointe une identité forte et des paysages « exceptionnels » façonnés par l’homme, mais aussi des dysfonctionnements : l’absence de maîtrise de la dynamique d’urbanisation, la banalisation de l’architecture et le report de l’activité du littoral vers ce qu’on appelle le rétro littoral. Il faut donc « retrouver une urbanité qui ne tourne plus le dos aux paysages, mais qui donne à les voir ».
Des inéquations apparaissent entre la ville et la campagne : « Il faut trouver un nouveau dialogue entre l’espace urbain et l’espace naturel agricole, créer des quartiers d’une autre nature qui pourraient attirer vers des modes de vie différents ».
Deux architectes ont pris par à cette réflexion dont Eduardo Santo de Maura qui a obtenu le prix Pritzker 2011 (un équivalent de prix Nobel de l’architecte). Les deux hommes ont planché sur des projets afin de faire retrouver un équilibre entre l’intra et l’extra muros guérandais.
Ils préconisent, entre autre, de faire rentrer l’agriculture en ville et de créer des espaces verts dans le centre historique par le biais de jardins d’intérieurs.
Il s’agit aussi, à travers des ateliers de redéfinir également la gestion des espaces ouverts, naturels, cultivés ou en friches et d’élaborer un projet global partagé regroupant les problématiques agricoles, environnementales, touristiques et urbaines. Comment, peut-on, par exemple, protéger les terres agricoles ou implanter de nouvelles exploitations ?
Encore une fois Christophe Priou est intervenu : « Nous sommes dans le temps des idées, ce sont des outils de réflexions, nous ne sommes pas dans le réglementaire » répondant à la voix de l’opposition posant cette question : « Comment va se faire concrètement la mise en œuvre de ces projets ? D’accord pour la protection des territoires, mais, un jour ou l’autre, nous serons confrontés à de la propriété privée ».
La troisième partie attendue de ce conseil a été dédiée aux projets qu’entend mener à bien la municipalité, ils découlent des études réalisées.
Selon Christophe Priou : « Il s’agit de projets structurants et ambitieux, d’une projection pour les 15 ans à venir, nous allons définir une stratégie de développement et mettre un plan d’actions aux services des guérandais ».
Grâce au « PGD », le Plan Global de Développement, les futurs grands projets pour Guérande ont été définis et présentés sous forme de fiches de travail :
Rendre l’Intra-muros plus vivant.
Mise en place d’un plan lumière (9 à 10 millions d’euros).
Réhabilitation du Carré St-Jean avec un équipement culturel, un restaurant gastronomique, des logements et des jardins (coût de la rénovation 3 millions d’euros).
Aménagement de la rue de la Vannetaise (voirie, trottoirs intégrés et réseau) (400 000 euros).
Îlot du Petit Séminaire, gros dossier, il pourrait, après rachat à l’évêché (négociation à venir, on parle de x millions d’euros), devenir un centre culturel, économique et touristique, « un ensemble d’équipements majeurs à caractère supra communal ».
Extension du centre technique municipal avec regroupement de la gendarmerie et de la caserne des sapeurs-pompiers dans un premier temps et aménagement du sous-sol du cinéma en parking (un million d’euros).
Conformément des berges de l’étier du Pouliguen (1 250 000 euros)
Mise en œuvre du prévisionnel de Maisonneuve, autre très gros dossier, une vraie priorité que ce futur « écoquartier » avec groupe scolaire, salle polyvalente, stade, maison des associations et foyer logement.
Valorisation de l’espace naturel de Sandun (site d’observation, parcours santé) (120 000 euros).
Plan de déplacement avec la promotion d’une circulation douce (pistes cyclables, balisage et maillage à terme de la Presqu’île) (450 000 euros).
Christophe Priou devait préciser en conclusion : « il s’agit de projets importants et d’enveloppes financières prévisionnelles, tout reste ouvert à débat », ce à quoi l’opposition de rétorquer « qu'il faut d’abord trouver les financements avant de se lancer ».
Réponse du député maire : « il faut bien mettre en œuvre des projets pour trouver des fonds privés ou publics et faire des emprunts ».
Voilà qui laisse présager de longs débats en septembre pour des élus qui se réuniront, néanmoins, pour une nouvelle séance du Conseil Municipal le lundi 11 juillet à 18 heures.
 

Auteur : JRC | 28/06/2011 | 0 commentaire
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