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ArchéoLoire fouille Guérande et le Grand Ouest

Seul opérateur implanté dans la région, ArchéoLoire multiplie depuis 2008 les chantiers de fouilles dans tout le Grand Ouest. Dans quelques semaines, le laboratoire Poléa, unique en France, va ouvrir ses portes.
L'hospice Saint-Jean a Guérande a été fouillé en 2010 et devrait l'être de nouveau en 2012
L'hospice Saint-Jean a Guérande a été fouillé en 2010 et devrait l'être de nouveau en 2012

Une équipe d’archéologues s’est installée à Guérande en 2008. Il faut dire qu’avec ses nombreux vestiges, la ville est propice aux fouilles. Yannick Le Lorre, PDG de Guerandis (SAS), a été confronté plusieurs fois à des fouilles importantes menées par l’Institut National de recherches archéologiques préventives (INRAP). « Je faisais des fouilles dans la zone de Villejames en 2008 et il m’a proposé de travailler dans la structure qu’il venait de créer », commence Christophe Devals, directeur d’ArchéoLoire. La structure intervient essentiellement dans le cadre de fouilles archéologiques préventives mais aussi dans celui d'opérations programmées. Lorsqu’un aménageur tombe sur des vestiges, il en appelle à l’INRAP qui fait un diagnostic, à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) revenant ensuite la décision de continuer ou non les fouilles. Un appel d’offres est ensuite lancé, et les opérateurs privés ou publics (il y en a une quinzaine en France) ainsi que l’INRAP peuvent y répondre.
   
De Guérande à Saran

Les débuts de la structure se sont faits sous de bons augures avec deux très gros chantiers : Saint-Joseph de Porterie dans la ZAC Erdre-Porterie à Nantes de juin à décembre 2009 avec l’aménageur Nantes Métropole-Aménagement et la ZAC Richebourg-Sainte-Croix à Machecoul d’août 2009 à avril 2010, ayant comme aménageur la Société d'Equipement de Loire-Atlantique (SELA). Pour Christophe Devals : « ça a permis de nous lancer au-delà du département. Maintenant, nous sommes bien implantés dans les Pays de la Loire, le Poitou-Charentes, le Centre et en Bretagne avec une trentaine d’opérations à notre actif ». La majorité des chantiers passés et à venir sont du fait de marchés publics pour des aménagements de ZAC ou de lotissements. Depuis, ArchéoLoire est intervenue à Contres (41), Périgny (17), Saran (45), Thorigné-Fouillard (35) ou encore Guimps (16). Des chantiers allant de la période du Bronze à l’époque actuelle, puisque la structure a toutes les agrémentations.

Poléa

Sept personnes étaient employées au début, mais ArchéoLoire a tellement bien marché qu’elle emploie désormais une quarantaine de salariés, dont la moitié est en CDI. La volonté d’engager des spécialistes a entraîné la création d’un laboratoire (Poléa), en lien avec ArchéoLoire mais indépendant, dirigé par Camille Joly, palynologue (qui étudie les spores et les pollens). « Tous sont des spécialistes qui étudient l’impact sur le milieu, l’environnement… Nous proposons des services aux entreprises privées d’archéologie qui n’ont pas forcément des spécialistes. C’est le premier en France et le seul laboratoire privé de palynologie », ajoute en souriant Camille Joly. Une quinzaine de disciplines sont représentées à Poléa de l’anthropologie à la géomorphologie. Mais le laboratoire n’a pas pour unique vocation de travailler dans le milieu de l’archéologie. Avec la palynologie, il est possible de travailler avec les tribunaux ou encore la répression des fraudes, au niveau national ou international. « Mais niveau logistique, nous ne serons opérationnels qu’à l’automne », précise Camille Joly.

Les chantiers à Guérande

« Nous n’avons pas que la volonté de faire de l’archéologie préventive, soumise à destruction, mais aussi de programmer des chantiers », explique Christophe Devals. Sur les trois programmés, il y a eu le chantier de l’Hôtel-dieu Saint-Jean en septembre 2010. Financé par la ville de Guérande, la DRAC et ArchéoLoire, le chantier n’a pu être reconduit cette année, mais devrait l’être en 2012. L’Hôtel-dieu pose un problème aux archéologues : savoir s’il est antique ou médiéval. « En 1342, ont eu lieu la prise et le sac de la ville. Partout on retrouve une épaisse couche de débris, peut-être les éléments restants de la ville médiévale. Nous voulons aller jusqu’au terrain géologique pour savoir si le socle de la ville est antique ou non », dit Camille Joly. Enfin, en juillet et août 2010, il y a eu le chantier de Ker Rivaud à Guérande. Six fours de l’époque antique ont été trouvés. Pour Camille Joly, « c’est une structure mystérieuse qu’on trouve dans l’Ouest et dont nous ne connaissons pas la fonction. Nous effectuons des analyses et nous allons trouver par déduction ».

Auteur : AP | 17/08/2011 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 20 février 2014 à 17h35 par Durand, Nogent/vernisson 45290
SVP, demande d'infos complémentaires à des fins d'études palynologiques sur le château royal de Montargis (45).Merci.

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